On était environ une trentaine, et pour la majorité d entre nous, cetait la première fois quon se rencontrait...ça donnait un public assez hétéroclite : des jongleurs, des colocataires, des individus motives, une clowne, des gens de différentes assos...
On s’est présentes et on a commence à discuter.
Bilan à chaud de cette première manif
Pour commencer on s’est félicites (faut bien quand même) parce que ça cetait bien passe, tout le monde avait passe un bon moment (voir le comte rendu sur le site). Les participants s etaient tout de suite integres dans le déroulement du parcours : participation au blocage des intersections, distribution de flys...).
Apres ça on en est passe aux critiques (c’est encore mieux pour avancer), et par rapport à ça on a aborde plusieurs points :
Une réflexion tout d’abord quand à notre attitude par rapport aux automobilistes. Pendant le parcours, on a entendu certains velorutionnaires traiter les automobilistes de connards et autres noms d’oiseaux. Il nous a semble alors que ce comportement netait pas le plus pertinent. On ne peut pas généraliser à outrance le côte néfaste de l automobile sur les automobilistes eux-mêmes. Et puis cela reflète également dune analyse restrictive du phénomène automobile : combien de gens sont contraints à son utilisation, ne serait-ce que pour aller travailler ? Le but de la velorution ne serait-il pas justement d apporter une réflexion à ce sujet plutôt que de stigmatiser tout ce qui est à moteur comme le mal ? Et puis combien de velorutionnaires sont eux mêmes propriétaires dune voiture ? A ce sujet il nous a semble bon de plutôt proposer une réflexion sur les transports en commun et leur maillage, sur leur gratuite, sur la relocalisation de leconomie...
Une autre critique, celle-ci concernant le manque de lisibilité de levenement en lui-même. Il est vrai que de lexterieur, notre message était peu clair. Le cortège était certes bigarre mais peu explicite. Le slogan velorution est assez obscur pour la plupart des gens, et nous n’avions ni banderoles, ni pancartes, ni drapeaux... Il faudra donc y remédier et y réfléchir pour la prochaine.
Autre point à éclaircir, la sécurité aux intersections. Avant le départ on avait forme plusieurs trinômes pour bloquer le passage des voitures. Le problème est que ces personnes ont peu profite de la manif et étaient très fatigues. Cela veut dire que ces blocages doivent se faire de manière plus naturelle par l’ensemble des participants par exemple, mais aussi que ce point doit être mieux étudie. Bloquer les intersections ne veut pas forcement dire qu il faut être à lavant du cortège et les bloquer avant que le cortège ne s’avance. En effet, la tête de cortège s arrete aux feux rouges et ne redémarre que lorsque celui-ci passe au vert. Les groupes s occupant des intersections n’ont donc pas à bloquer spécialement les intersections en prévention, mais seulement en sécurité pour les gens de milieu et de fin de cortege qui passeront eux lorsque le feu reviendra au rouge. Et puis on a pu remarquer que les automobilistes ne comprenaient pas pourquoi ils se faisaient arrêter alors qu ils ne pouvaient pas encore voir le cortège. Alors que c est beaucoup plus marquant de se faire bloquer une fois que l on voit s engager une cohorte de vélos en furie. (Je ne sais pas si ce point est suffisamment clair, mais nous auront l occasion d en reparler) En conclusion, la rotation des trinômes et une vision moins speed des blocages diminuerait sûrement la fatigue de nos amis bloqueurs.
Autre petit point : que faire pendant les arrêts ? Lors de cette première velorution, on s’est arrêtes devant le grand Théâtre pour faire un premier état des troupes avant de repartir, mais cela manquait un peu d’animation... Et la remarque faite par une fille qui a pris la parole : on s arrete faire une pause clope a pu faire sourire. A l’avenir donc, pourquoi ne pas prévoir des animations spéciales pour les arrêts ?
Enfin s est pose la question de la diffusion de l info et de la communication autour de l evenement. Coller des affiches certes, mettre des flyers dans les pédales des vélos mais aussi penser à contacter les assos de vélo (vélocité s était plaint de ne pas avoir été mis efficacement au courant) et autres (jonglerie, cirque, musique, écolo...) afin que tout le monde soit également convie à ce rassemblement.
Propositions de dépassement en tout genre
Pour ce qui est de la lisibilité du mouvement, du message, de la réflexion a apporter, il nous semblerait pertinent que soient réserves des espaces et des moments de réflexions sur ce que suppose le terme de velorution en terme de critique de l idéologie automobile : réflexion sur les transports publics, sur la gestion de l’espace, du temps, sur la localisation de l économie, géopolitique du pétrole, sur la pollution, sur l’individualisme, sur l idéologie de la vitesse et du stress...
Pour la lisibilité encore, il faudra à l’avenir mieux repartir les tracts à diffuser parmi les velorutionnaires ainsi que prévoir des banderoles drapeaux et pancartes en tout genre, sans que cela soit trop agressif.
Pour la continuité du mouvement et son intégrité il serait également nécessaire de mettre sur pied une charte qui donne les grandes lignes de constitution et de fonctionnement du collectif.
Il va aussi falloir réfléchir aux modalités d’organisation du collectif, pour que chacun puisse y prendre part et que dans un même temps les différentes manifestations soient efficacement préparées en amont
Pendant cette première réunion, il y a eu de nombreuses propositions concernant de possibles animation : une compagnie de clown peut éventuellement animer certains arrêts du cortège, des jongleurs et autres artistes de cirque se sont proposes pour égayer ces mêmes arrêts. D autres propositions ont été amenées : pourquoi ne pas proposer des ateliers de réparation de vélos ou d habillage, de décoration ?!
Un point sur la genèse de cette première velorution
La question a été posée : comment en est on arrives là ce samedi 28 janvier ? Et qui donc a été à l’initiative de cette manifestation ? Quel travail a été nécessaire pour son organisation ? (Cela a l interet de faire voir les étapes nécessaires à l’organisation de ce type devancement)
Reprenons le début de l histoire. Il était une fois un collectif libertaire résidant à lAthenee Libertaire qui rencontre une personne de Chiche. Ces gens se disent quils ont des idées en commun et quils pourraient faire des actions ensemble. Premiers réunions et première action : déversement de pub place St Projet. Puis volonté d’organiser ce qui se fait déjà ailleurs en France : une velorution. On en parle autour de nous. Première réunion, on est dix, ne faisant pas spécialement partie de ces assos puisque la velorution est plus un mouvement de masse critique que correspondant à tel ou tel groupe déjà existant. On essaie de définir ce que veut dire velorution pour nous, on réfléchit à un parcours, à un tract, une affiche... Deuxième réunion, on est 25, de nouveaux individus se sentant concernes sont venus prêter main forte. C est donc pour ça qu on ne peut pas dire que l’initiative est venue d’ici ou de là mais dune volonté commune de gens qui se sont sentis interpelles par ce thème de velorurion. Et c est bien cet esprit qu il nous semble à tous important de garder. La velorution est faite par et pour des individus venant dhorizons differents et qui partagent un même soucis critique quand à lideologie dominante du tout automobile.
Sinon, dans les faits, quest ce qu il a fallu faire ?
Repère le parcours et le tester plusieurs fois, à deux la première fois (ces personnes se sont retrouvées en tête de cortège), à 15 la fois dapres, histoire de se mettre en condition et de bien repère les intersections et les endroits où il allait falloir être vigilants.
Se mettre d accord sur le texte dun tract, après discussion et reflexion, ainsi que sur une affiche. Se débrouiller pour les tirer (question du financement des photocopies... pour l’instant on s’est rembourses par les thés et les bières qui ont été bus pendant la reunion), pour se les repartir et les diffuser. Constitution de groupes de collages pour les affiches en ville, mandat pour ceux qui devaient se charger de faire circuler linfo sur le net... Courses pour le matériel (ballons, craies...)
Voila en gros ce qu’il faut faire pour une velorution, un peu de temps, d’organisation, de participation, de concertation et ça marche, comme sur des roulettes... c’est un certain investissement, et même un investissement certain ! Avis aux motives !
Conclusion
On s’est donnes rendez vous pour le mardi 7 à l athénée libertaire 7 rue du Muguet pour la prochaine réunion, la future velorution étant prévue pour le dernier samedi du mois de février, le 25 donc.Pour ce qui est du lieu de réunion on a fait comme ça en attendant d’autres propositions. Que personne ne voit ça comme un étiquetage du mouvement, c’est seulement la possibilité de se retrouver dans un local assez grand, en sachant que l assemblée générale du lieu a aussi à statuer sur le fait que le collectif puisse ou nom sur le lieu. Mais pour ce qui est de mardi, o fait comme ça.
Pour finir, disons que ça y est, c’est lance, c’est excitant et tout reste à faire alors AVANTI !
