Le pic de production, c’est pour aujourd’hui ou pour demain
Le géologue Hubbert avait pendant les années 1960 prédit le pic de la production américaine de pétrole pour 1972-1973. Ces deux années ont été celles de la plus forte extraction... qui n’a depuis cessé de chuter. L’Association pour l’étude du pic de production du pétrole (ASPO), qui rassemble chercheurs/ses et géologues parfois employé-e-s par l’industrie pétrolière, a repris cette constatation, au niveau mondial. Un consensus se dessine sur la date, estimée entre 2005 et 2010. A partir de cette date, on aura exploité la moitié des ressources des champs pétrolifères mondiaux qui seront dès lors en train de s’épuiser : la production baissera inexorablement. Le pic de Hubbert est une des raisons de l’embellie actuelle des prix.
Des solutions technologiques pour sauver la voiture
Les dirigeants mondiaux, les George Bush, les Jacques Chirac, présentent des
scénarios de transition : remplacer le pétrole par le nucléaire, les
biocarburants ou l’hydrogène. Prenons ces solutions une par une.
L’hydrogène n’est pas une source mais un vecteur d’énergie, une façon de la
stocker sous une autre forme. Les biocarburants nécessitent la conversion de
la grande majorité des surfaces agricoles mondiales pour assurer l’équivalent
de la production actuelle d’hydrocarbures. Côté nucléaire, outre que
l’impossibilité de gérer les risques ou les déchets interdit ce recours, les
réserves mondiales d’uranium, situées en Afrique ou au Canada, sont elles
aussi estimées à une cinquantaine d’années. On ne va pas aller bien loin.
Et c’est tant mieux !
L’occasion de changer
Relocaliser l’économie et la prise de décision collective, vivre la ville à pied
ou à vélo, connaître ses voisins dans des zones denses et animées...
La vélorution s’annonce délectable !
