C’était une vélorution très ouverte, très éclectique, très diversifiée. En effet, la vélorution s’était donnée rendez-vous comme d’hab’ devant la mairie, et un collectif de soutien aux sans papiers partait du même endroit pour rejoindre la préfecture afin de dénoncer les expulsions. Plusieurs vélorutionnaires étaient dans le paquet et on a donc décidé de suivre cette manif. Soff, encore une fois, souhaite que la vélorution soit un espace ouvert, de partage, de confrontation d’idées. Cela me rappelle d’ailleurs une chanson qui dit : "la terre n’est à personne !!! ni aux juges, ni aux flics".
Bref, la vélorution était composée d’autant de piétons que de vélos, ainsi que d’un roller. Selon Marie-Andrée, la police nationale au début du parcours regardait avec surprise nos slogans sur les vélos, nos drapeaux et notre banderole vélorutionnaire. A la fin du parcours, c’était cette fois-ci les policiers municipaux qui n’avaient rien l’air de comprendre, se demandant qui nous étions.
Après avoir laché le collectif sans papiers à la préfecture, nous nous sommes dirigés vélorutionnairement vers la gare, puis vers la place du palais où nous avons fait deux tours.
Belle petite vélorution, dynamique et surprenante. Prochain rendez-vous demain à la fête du vélo, et surtout le 22, au rond point des français libres pour une action vélorutionnaire à caractère national.
Remercions encore une fois tous les vélorutionnaires présents,piétons et automobilistes qui ont compris notre message, par leur sourire, leur petit mot gentil ou leur comportement rassurant. Ayons un petite pensée quand même pour tous les klaxonneurs intempestifs, les Ayrton Senna des villes et les Alain Prost de la bêtise roulante.
