A l’occasion de la présentation de ses voeux le 20 janvier dernier, Georges Sarre, maire du XIe arrondissement et président du groupe MRC (Mouvement républicain et citoyen) au Conseil de Paris, jetait un pavé dans la mare en proposant une nouvelle affectation des couloirs de bus. Le chef de file des chevénementistes parisiens évoque l’utilisation "à titre expérimental" des couloirs de bus par les deux-roues motorisés. Ce voeu avait déjà été formulé le 27 septembre dernier par le président du groupe MRC lors de la communication du maire de Paris sur les transports. Pour le groupe MRC, cette proposition présente deux avantages : garantir la sécurité les automobilistes et des conducteurs de deux-roues et permettre de fluidifier le trafic et de réduire la pollution.
Les vélos contre-attaquent. Pour Vélorution, association de défense des cyclistes, cette mesure est déjà appliquée depuis plusieurs mois. L’association met en avant le fait que de très nombreux utilisateurs de deux-roues motorisés - 43% des motards circulent dans les couloirs de la rue de Rivoli - empruntent déjà les couloirs de bus, représentant ainsi un danger pour les cyclistes. Pour l’association, "la préfecture de police n’a jamais fait l’effort réel de faire respecter les couloirs élargis bus-vélo". Le groupe MRC reste, lui, déterminé et laisse entendre que son président pourrait déposer un nouveau voeu et saisir le préfet de police dans ce sens.
Georges Sarre déterminé. "Aux détracteurs qui nous accusent d’avoir fait reculer la place du deux-roues dans le XIe arrondissement, il faut rappeler que, depuis 1995, des pistes cyclables ont été créées boulevard Richard-Lenoir, boulevard de Belleville, boulevard de Ménilmontant et boulevard Jules-Ferry. Les emplacements de stationnement réservés aux deux-roues sont passés de 3 en 1995 à 1 300 aujourd’hui", ajoute le groupe MRC, assurant que les deux-roues motorisés et les cyclistes peuvent circuler dans un même couloir.
Adrien Cadorel.
