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(Compte-rendu de la manif ici.)
Les transports sont responsables en France d’environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre. Cette question doit donc être au coeur des politiques nationale et européenne visant à réaliser les objectifs du Protocole de Kyoto. Pour réduire durablement les nuisances et les pollutions liées aux transports motorisés, ni le développement hypothétique de nouvelles technologies ni la généralisation de nouveaux carburants soi-disant "propres" ne sont de réelles solutions. Face à l’urgence climatique, il faut engager une authentique politique de réduction des besoins en transports et de valorisation des transports non ou peu polluants.
Alors même que le ministère de l’Écologie reconnaît que « le secteur des transports, grand consommateur d’énergie constitue en France la première source d’émissions de gaz à effet de serre (149 millions de tonnes équivalent CO2, en 2003) » et que « ce secteur est aussi celui qui montre la plus forte croissance (+23% entre 1990 et 2003) », la France continue à développer les transports polluants : construction de nouvelles autoroutes, réduction de l’offre de transport ferroviaire, entraves au développement des modes de transports non-polluants (aucune des mesures préconisées par le rapport parlementaire Le Brethon de 2004 sur le développement du vélo n’a été mise en oeuvre).
La Commission européenne ne fait pas mieux en centrant sa politique de lutte contre les gaz à effet de serre sur la promotion les carburants d’origine agricole, malgré leur bilan écologique très médiocre. L’Union européenne rêve sans doute ainsi de trouver de nouveaux débouchés à sa production agricole, mais favorise alors des monocultures qui épuisent les sols et consomment énormément de ressources naturelles (cf., par exemple, l’excellent article "Le produit agricole le plus destructeur sur Terre n’est pas la solution à la crise de l’énergie"). Au fond, cette politique dite de "développement durable" n’a pas pour objectif de réellement lutter contre les pollutions mais d’assurer les revenus de l’agriculture productiviste.
Vélorution soutient au contraire qu’il faut renoncer à chercher dans la réduction des pollutions de nouveaux débouchés économiques et que la sobriété énergique est la seule voie effectivement réaliste. La lutte contre la pollution doit être une fin en soi, correspondant à une volonté collective d’assumer nos responsabilités, de ne pas persister dans nos erreurs et de préserver un monde vivable pour toutes et pour tous.
À l’occasion de la publication à Paris du nouveau rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), Vélorution demande au gouvernement de s’engager enfin dans un politique de réduction des transports polluants et soutient les revendications suivantes, portées par la société civile :
Déclarer un moratoire sur les projets autoroutiers (cf. « Appel des 9 fontaines »)
Relancer la politique nationale des véloroutes et du transport ferroviaire
Mettre en place les mesures en faveur du développement du vélo proposé par le rapport parlementaire Le Brethon de 2004
Contact presse : 06 89 85 31 09
NB : Nous avons utilisé le terme courant de biocarburant, mais cette appellation devrait être remplacée par agrocarburant. En effet, l'agriculture dont il est question n'a rien de biologique au sens de « agriculture biologique. »
Kyoto à vélo, c'est plus facile qu'en auto !!!
Rassemblement place du Châtelet à 14h le samedi 3 février
Départ de la place du Châtelet vers 14h30
boulevard Sébastopol
boulevard St-Denis
boulevard Bonne-Nouvelle
boulevard Poissonnière
boulevard Montmartre
boulevard Haussmann (pause au niveau du 91)
place St Augustin
rue la Boëtie
rue Pierre Charron
avenue Pierre Ier de Serbie
place d'Iéna
avenue d'Iéna
avenue des Nations-Unies
place de Varsovie
pont d'Iéna
quai Branly
place de Kyoto
Fin de la manifestation vers 17h00
