Les carburants élaborés à partir de produits de l’agriculture (les agro-carburants) ne sont pas la solution à la crise énergétique des transports. En engendrant de nouvelles et terribles nuisances environnementales et sociales (épuisement des sols, surconsommation d’eau, destruction des cultures vivrières, intensification du travail agricole etc.), ils déplacent simplement les problèmes et font empirer la crise globale de notre planète. Parler de "bio"-carburants est une insulte à tous ceux et à toutes celles dont la vie est directement menacée par le développement de ces productions. C’est pourquoi aujourd’hui, Vélorution se joint aux organisations exigeant un moratoire sur les agrocarburants et appelle à un engagement en faveur des modes de transports sobres.
Pour sortir du cercle vicieux de la recherche de nouveaux carburants, il faut s’engager dans le cercle vertueux de la réduction des consommations énergétiques et, notamment, promouvoir les moyens de transport autonomes, n’utilisant pas de carburant. La marche à pied, les rollers et le vélo sont les seuls modes de transport authentiquement vivants, "bio". En relocalisant l’économie, en favorisant les échanges de proximité et en repensant la ville pour les piétons et les cyclistes plutôt qu’en l’adaptant aux voitures et aux deux-roues motorisés, on s’attaque directement aux causes profondes de la crise.
À l’occasion de la fête du vélo, les vélorutionnaires célébreront l’autonomie de l’énergie vivante et dénonceront la logique mortifère des agrocarburants. Le 2 juin, décorons nos vélos de plantes vivantes et libres, détournons les pubs pour les faux "bio-carburants" !
(Voir aussi : notre dossier sur les agrocarburants)
