Quand les décideurs oublient leurs promesses !
Il y a une dizaine d’années, l’association EDEN "inventait" (à Nancy) la fête du vélo pour sensibiliser les décideurs à l’urgence de développer un réseau cyclable dans l’agglomération nancéienne.
Face au succès de cet événement, la Communauté Urbaine s’est emparée de son organisation en oubliant les objectifs premiers, pour ne plus garder que son caractère festif.
Las d’attendre, un collectif d’associations lançait il y a 2 ans la Vélorution pour faire reconnaître le vélo comme moyen de déplacement efficace.
Autour des parcs de loisirs et piscines, des cinémas, des cités universitaires, et dans l’agglomération en général, les aménagements cyclables sont insuffisants, incohérents, dangereux.
En mars 2006, le Grand Nancy annonce enfin son intention de développer le réseau cyclable au centre de l’agglo. Il présente un projet de réalisation de deux axes (aller et retour) prioritaires reliant la gare SNCF à la porte Ste Catherine et Bonsecours à la Place Carnot.
Alors que nous enregistrons comme un point positif la création, durant l’été 2006, de couloirs de bus élargis rue St Dizier, rue des Carmes et rue des Quatre Eglises, nous regrettons que les travaux n’aient pas été menés à leur terme, puisque les aménagements prévus rue Mazagran et avenue de Strasbourg n’ont pas été réalisés. Ce manque de continuité est incompatible avec une forte croissance du nombre d’usagers qui ont choisi le vélo comme mode de déplacement privilégié dans le centre de Nancy.
Développement durable oblige, nous joignons nos efforts aux services de communication du Grand Nancy qui mettent en évidence les avantages du vélo par rapport à la voiture pour les déplacements courts. Mais il reste beaucoup à faire pour atteindre nos objectifs d’amélioration d’un réseau cyclable continu et sécurisé : achever le programme des axes Nord-Sud et Est-Ouest, réaliser la desserte des universités et tenir compte du vélo dans toute modification ou création de voirie ou de grand projet du type ARTEM. Par ailleurs, quand les emprises ne permettent pas l’insertion d’une bande cyclable, on peut multiplier les zones 30 et développer les contre-sens cyclables.

que le vélo est plus qu’un objet festif d’un jour,