Bonus-Malus : 50 millions d’euros partis en fumées
vendredi 8 février 2008
« Juré, promis, le bonus-malus sera à l’équilibre financier », promettait Jean Louis Borloo à l’automne 2007. Les interrogations des uns et des autres sur le principe et les modalités d’application étaient balayées
d’un trait.
Deux mois après la mise en place de l’écotaxe, les résultats (publiés par AAA) sont limpides : le bonus malus aurait coûté à ce jour 50 millions d’euros à l’Etat ; 29 millions sur les immatriculations de décembre et 21 millions d’euros sur celles du mois de janvier. Bête erreur de calcul du ministère ou remarquable lobbying des constructeurs automobiles ? Aucune des deux hypothèses n’est rassurante.
Même en termes d’économie du CO2 le résultat est éloquent : au coût de 20 euros la tonne de CO2, et en faisant l’hypothèse que ces 50 millions aient permis de faire gagner 20 g/km sur le parc, il faudra encore que chacun des 330 000 véhicules vendus durant ces 2 mois parcourre 378 788 km avant que l’on ne recouvre la mise ! Et combien d’autres gaz polluants rejetés, combien de bruit, combien d’accidents avant que chaque véhicule atteigne ses 378 788 km ?
Avec l’écotaxe actuelle, c’est au citoyen de financer toujours plus de voitures sur les routes avec toujours plus de nuisances. Or l’urgence environnementale c’est de sortir de la logique de la domination de l’automobile dans laquelle notre territoire s’est enfermé. Pour cela, il est nécessaire de réorienter l’argent public pour réorganiser nos activités et enfin nous déplacer grâce à des modes non-polluants : marche, vélos, rollers.
Il est extrêmement urgent de repenser l’écotaxe, en annualisant les malus, en taxant l’usage au kilomètre, afin d’enrayer le financement public d’un système automobile contre-productif.
Deux mois après la mise en place de l’écotaxe, les résultats (publiés par AAA) sont limpides : le bonus malus aurait coûté à ce jour 50 millions d’euros à l’Etat ; 29 millions sur les immatriculations de décembre et 21 millions d’euros sur celles du mois de janvier. Bête erreur de calcul du ministère ou remarquable lobbying des constructeurs automobiles ? Aucune des deux hypothèses n’est rassurante.
Même en termes d’économie du CO2 le résultat est éloquent : au coût de 20 euros la tonne de CO2, et en faisant l’hypothèse que ces 50 millions aient permis de faire gagner 20 g/km sur le parc, il faudra encore que chacun des 330 000 véhicules vendus durant ces 2 mois parcourre 378 788 km avant que l’on ne recouvre la mise ! Et combien d’autres gaz polluants rejetés, combien de bruit, combien d’accidents avant que chaque véhicule atteigne ses 378 788 km ?
Avec l’écotaxe actuelle, c’est au citoyen de financer toujours plus de voitures sur les routes avec toujours plus de nuisances. Or l’urgence environnementale c’est de sortir de la logique de la domination de l’automobile dans laquelle notre territoire s’est enfermé. Pour cela, il est nécessaire de réorienter l’argent public pour réorganiser nos activités et enfin nous déplacer grâce à des modes non-polluants : marche, vélos, rollers.
Il est extrêmement urgent de repenser l’écotaxe, en annualisant les malus, en taxant l’usage au kilomètre, afin d’enrayer le financement public d’un système automobile contre-productif.
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