Jeudi-Noir, le collectif des galériens du logement, lutte pour une régulation des loyers et la fin de la bulle immobilière. Les jeunes mal-logés se prennent en main pour réquisitionner des bureaux vides quand le travail ne suffit même pas à se payer une chambre de bonne.
Vélorution dénonce l’aménagement de la ville qui crée des zones spécialisées et dans laquelle les transports motorisés sont vus comme le moyen "gratuit" de les faire tenir ensemble. Les zones urbaines se spécialisent et s’éloignent les unes des autres sous l’effet de la pensée magique du déplacement instantané : j’habite ici, je travaille là, je fais mes courses ici, je vais me divertir là. On détruit la mixité sociale des centre-ville en logeant les étudiantEs loin des universités et les employéEs loin de leur lieu de travail. Cette vision mécaniste de la ville nourrit la spéculation immobilière et contribue au cercle vicieux de la contre-productivité : les transports motorisés, individuels ou collectifs, censés rapprocher (dans l’espace) finalement éloignent (dans le temps). Et l’on demande encore et toujours à la collectivité de prendre en charge de nouveaux aménagements de transports qui aboutiront à un nouvel éloignement des classes les plus défavorisées.
Vélorution plaide pour un contrôle et une régulation démocratiques de l’évolution imbriquée des transports et de l’urbanisme. La relocalisation dans des îlots de vie implique que le logement soit possible pour tous les budgets dans tous les quartiers.
Le ler mai, manifestons ensemble pour relocaliser la vie, rapprocher les gens, nous rendre présentEs à la réalité, pacifier la ville et lutter contre les inégalités.
Vélorution Paris.
Un souvenir ci-dessous. Attention, ce n’est pas un reportage sur l’action, juste des prises de vues mises bout à bout, pour les cop’ de VLR. Pour toutes les infos, la suite, etc, voir le site de Jeudi-Noir.

